En ce jour de recueillement et de mémoire, nous nous apprétions à affronter les favoris de la compétition, Caen. La seconde équipe que nous devions rencontrer nous semblait, finalement, d'un niveau assez proche du leur (tout du moins aussi éloigné du notre). Caen et sa pleïade de star fraichement transférée de l'ex-club de national, Vire, et Epron, son esprit d'équipe inusable, son homogénéité et sa détermination, deux clubs expérimentés qui s'apprétaient à affronter la jeunesse vaillante de Bricquebec. Avec sans nul doute un peu d'appréhension - on ne dira pas pour qui... -
C'est dans un esprit fort sympathique que se déroulèrent les rencontres. Tout d'abord contre Caen, puis face à Epron. Si nous n'avons pas décidé de lever le drapeau blanc c'est que nous voulions montrer à nos adversaires du jour que nous ne laisserions pas gagner si facilement.
Et on a beau dire, on s'est bien amusé, on a bataillé sans relâche, chaque match, chaque point. Là où nous faisions des kilomètres à n'en plus finir sur le terrain, pour s'arracher sur un volant, eux ne semblaient faire que quelques pas pour se retrouver en position d'attaque. Forcés de constater en changeant de côté que les terrains étaient bien de la même taille. Ne croyez pas que nous nous soyions contentés d'admirer les déplacements légers de nos adversaires, les gestes précis et la rapidité de leur jeu, non! Ne le croyez pas, car tous nous avons joué chaque échange comme des forcenés. Enfin comme on pouvait quoi!! - oui je viens de me rendre compte que j'en faisais un peu trop!! -

Au moment de signer l'armistice vers 13h30! Les feuilles de matchs annonçaient :
Epron 9- 0 Bricquebec

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